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Forum de Choopeta
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 Animaux En Danger

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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:08:10   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le Bonobo

Le bonobo, (Pan Paniscus) est une espèce à part entière de la grande famille des Primates. On pourrait le qualifier d’animal le plus proche de l’homme car il partage avec ce dernier plus de 98.4% de notre patrimoine génétique !
Les bonobos vivent dans des sociétés de type « fission-fusion » philopatriques de type masculin. Le système est égalitaire, voire matriarcal. Ils mettent l’accent sur les liens entre femelles bien qu’il y ait des liens entre mâles. Les femelles peuvent monopoliser la nourriture et dominent souvent les mâles.
Les bonobos vivent dans les régions tropicales les moins peuplées et les moins développées de la planète. Ils occupent à l’état sauvage une petite partie de la région équatoriale de la République Démocratique du Congo
Les bonobos sont d’une très sociables entre eux et d’une nature très pacifique. La sexualité joue un rôle très important pour assurer la cohésion sociale du groupe. Les tensions et les conflits (ex : querelles pour nourriture,…) sont presque toujours réglés par des accouplements réels ou simulés, alors que chez les chimpanzés communs, d’un naturel plus agressif, les affrontements sont beaucoup plus fréquents
Les bonobos sont en danger. Ils sont confrontés à plusieurs dangers tels que :

- La destruction de leur habitat naturel par la déforestation : la majorité de leur habitat a été donnée en concession à des compagnies forestières ou aux plantations de café.
- La surexploitation agricole (cultures et élevages).

Le territoire des bonobos diminue à cause du déboisement. Privés de leur forêt, ils doivent faire face au manque d'espace et de nourriture, à l'insécurité, au braconnage accrue et à la maladie (parfois humaine).
- Le braconnage :
Les pièges : On estime qu'à l'âge adulte, 95% des mâles et 68% des femelles sont handicapés par la perte d'un membre.
Le "bushmeat" ou le commerce de la viande de brousse : les bonobos sont de fins gourmets appréciant le sucré, le salé et l'acide. Ils partagent environ 150 espèces sauvages avec les indigènes.
C'est pour cette raison et aussi à cause de la pauvreté, qu'ils sont chassés pour leur viande très recherchée également pour certains pouvoirs que lui confèrent les villageois.

le commerce illégal des orphelins
Un bébé bonobo vivant peut valoir environ quatre mois de salaire, ils sont d’ailleurs très populaires auprès des particuliers Européens.

Les zoos, les laboratoires et les centres de primatologie renonce aujourd’hui à acheter des bonobos en raison des sérieuses menaces d'extinction qui pèsent sur cette l'espèce.

- Une faible fécondité
Une femelle donne naissance à un petit tous les 5 ans et en raison de ce faible taux de fécondité, la population de bonobos est très fragile.

Si les bonobos en liberté venaient à disparaître, il n'y aurait pas assez actuellement de bonobos en captivité pour perpétuer le patrimoine génétique de cette espèce sans problème de consanguinité.


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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:09:36   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le bison

L’ancêtre des bisons actuels, Bison sivalensis (originaire de l’Inde) vivait sur l’île de Java. Jadis, les bisons effectuaient de spectaculaires migrations : une population de cette espèce franchit l’Himalaya, moins élevé à cette époque et se divisa en une branche occidentale qui est à l’origine du bison d’Europe et une branche orientale. Cette dernière franchit la Sibérie, l’Alaska et peupla l’Amérique du nord jusqu’au Mexique.
Aujourd’hui, il existe deux espèces de bisons quasi miraculées mais toujours en danger.

Le bison d’Europe a disparu à l’état sauvage en 1919. L’espèce a été reconstituée à partir de quelques dizaines de spécimens qui vivaient dispersés sans les zoos européens.
Le bison d’Amérique :
Beaucoup plus massif que le bison d’Europe, le bison d’Amérique peut atteindre 1,80 m au garrot et peser 1 300 kg.

Alors qu’on estime à 75 millions le nombre de bisons avant l’arrivée des 1ers européens, on entama son élimination dès 1830. Les chasseurs professionnels abattaient couramment 1000 à 2000 bêtes pat saison. En fait, l'extermination du bison avait pour but d'éliminer les Indiens, qui ne pouvaient vivre sans lui. Si le bison est le symbole de l’Amérique, il est aussi celui du plus grand massacre volontaire perpétué par l’homme. On estime que durant cette période 2,5 millions de bisons périrent annuellement.
L’effectif des bisons est alors tombé à moins d’un milliers à la fin du 20 ème siècle.
Aujourd'hui, quelques dizaines de milliers de bisons restent strictement gardés dans les parcs nationaux et les réserves des États-Unis et du Canada.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:12:34   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le lycaon

Le Lycaon que l'on appelle aussi cynhyène, est un gros canidé au poil court parsemé de larges taches noires, jaunes et blanches désordonnées. C'est un des très rares mammifères dont les dessins du pelage soient entièrement asymétriques. Il ressemble à la fois au chacal et à la hyène, a une tête massive, de longues pattes et de larges oreilles rondes.

Une vie sociale très organisée
Le lycaon est de tous les canidés celui qui a la vie sociale la plus développée.

La hiérarchie entre les deux sexes est régie par un système de soumission. Un dominant s'affirme en s'approchant d'un autre animal dans la même posture qu'il utilise en traquant. Habituellement, seule la femelle dominante se reproduit et quand deux femelles se reproduisent, la dominante peut tuer les chiots de l'autre femelle. Les chiots sont laissés dans un terrier et sont gardés par une femelle, qui n'est pas forcément la mère, pendant que le reste de la meute chasse. Toutefois, les mères allaitent ensemble les petits sans faire de différence entre leurs propres rejetons et ceux d'une autre femelle.
Les combats entre eux sont rares, dans ce cas, les adversaires se cabrent sur leurs pattes arrières et se mordent au cou et à la gueule.

En cas de danger, lorsqu'un des lycaons est en péril, tous les membres de la bande se jettent aveuglément sur l'agresseur.


Chasse et régime alimentaire

Les lycaon chassent à la manière des loups arctiques. Le régime alimentaire du lycaon se compose de gazelles, antilopes et zèbres. Lorsque la proie se déplace en zigzaguant, les Lycaons qui se trouvent du bon côté la rattrapent à l’issue du virage et la mordent aux pattes et au ventre. Lors de cette chasse à courre, il se relayent jusqu’à ce que l’animal poursuivi s’épuise et…le dévore vivant.

Fait rare dans le règne animal, les plus faibles ont accès en priorité aux proies lors du partage, même s’ils n'ont pas participé à la chasse.

Le Lycaon n'est pas territorial, son domaine vital peut s'étendre sur 2 000 Km². Ce canidé n’a pratiquement pas de prédateur et peut vivre une dizaine d’années.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:16:01   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

La loutre de mer

De son nom latin : Enhydra lutris, la loutre de mer est un mammifère marin, de la famille des mustélidés.
Son habitat se répartit au bord de l’océan Pacifique, en Colombie Britannique, aux Etats-Unis, et en Asie.
Bien qu'elles ne possèdent pas de couche de graisse protectrice comme la plupart des animaux marins, sa fourrure, extrêmement dense (150.000 poils par cm² !) lui permet de conserver une température constante
L’alimentation de ce carnassier se compose essentiellement de crustacés : de préférence d’oursins, mais aussi de palourdes, étoiles de mer, de moules et de poissons.
C’est le seul mammifère marin que l’on pourrait qualifier « d’homos habilis ». La loutre a la particularité de se servir d’outils. Lorsqu’elle a trouvé sa nourriture, elle se met sur dos puis brise les coquilles d’invertébrés à l’aide d’une pierre.

Du fait de son métabolisme rapide, la loutre de mer consomme environ 6 kilos de nourriture par jour. Il arrive qu’elle mange l’ équivalent de 30% de son poids.
Elle passe presque tout son temps dans l’océan. Quand elle dort, elle se lie dans le varech, une sorte d’algue très longue qui ressemble à une corde. Peut-être une manière de se camoufler.

Très habile, la mère tient ses bébés sur sa poitrine. Lorsqu’elle plonge, elle les lie avec cette algue pour les maintenir contre elle.


Disparition de la loutre : Diverses causes étudiées
Au 18ème siècle, on pouvait trouver la loutre de mer sur toute la côte Pacifique du Canada. Un siècle plus tard, la chasse et la commercialisation de sa fourrure, vendue à prix d’or a presque causé sa disparition. En 1911, l’espèce était au seuil d’extinction, heureusement une convention internationale assura son entière protection. Après une réintroduction de la loutre de mer, on peut maintenant identifier deux populations aux États-Unis. Une population en Alaska (îles Aléoutiennes) et une autre en Californie.


Tout récemment, en 1997, le nombre de loutres des îles Aléoutiennes a chuté de 90 %.
Cette brutale disparition semblerait être causée en partie par les pêcheurs de baleines. En effet, la réduction des populations de baleines aurait permis la prolifération de microplancton, apportant ainsi une source alimentaire importante pour les poissons planctophages. La croissance démographique des poissons aurait touché essentiellement certaines familles et plus particulièrement celle des gadidés comme le colin. Bon prédateur interspécifique, le lieu se développe aux dépens des autres espèces de poissons. Les pinnipèdes (phoque, otarie de Steller...) vivants dans le Pacifique nord, auraient été confrontés à une source trophique abondante en colin. Mais ce poisson, est du point de vue énergétique moins riche que les espèces de poisson en déclin, et aurait engendré la diminution des pinnipèdes. L’orque est le principal prédateur des pinnipèdes. Ces pinnipèdes représentent une source nutritionnelle élevée et demandent peu de dépense énergétique lors de la chasse. La pénurie en phoques et otaries de Steller n’offrait que deux possibilités aux orques : mourir ou s’adapter à ces nouvelles conditions environnementales. Il a été récemment observé que les orques auraient changé leur régime alimentaire et se seraient orientées vers la loutre de mer..

Les orques sont en partie responsables de la diminution des loutres de mer situées dans les îles Aléoutiennes.

Bien entendu, d’autres hypothèses sont à prendre en compte comme le réchauffement climatique brutal du Pacifique Nord (depuis 1980) et la surexploitation de l’écosystème par l’homme.


Conséquence sur la biodiversité

La loutre de mer semble être le seul prédateur capable de réduire les populations d’oursins. Donc, l’absence de loutre de mer au niveau des îles Aléoutiennes a eu des répercutions sur la biocénose marine. Cette non présence du prédateur engendre une augmentation de la densité de la proie. La démographie des oursins a littéralement explosé en Alaska. Les oursins étant nombreux, ont fait chuter la biomasse des algues qui vivaient sur le littoral. Ceci a induit un ralentissement du taux de croissance des patelles, des moules marines et de certains poissons, qui utilisaient les algues comme habitat.

L’intérêt de la loutre de mer dans le fonctionnement de son écosystème

La loutre de mer permet donc de limiter l’activité des oursins, entraînant ainsi une prolifération des algues. Celles-ci exercent à leur tour des interactions sur l’écosystème en augmentant la productivité primaire au niveau du littoral. Les algues interviennent aussi sur les facteurs physiques comme altération des courants marins et la réduction de l’érosion des côtes.

L’interdépendance des individus et la biodiversité permet aux écosystèmes d’être en équilibre ainsi que leurs bons fonctionnements. Le changement d’un facteur biotique ou abiotique engendré par l’extension incontrôlé des activités anthropiques entraîne le plus souvent des répercutions inconsidérées.

Et, on peut se demander si la perte de biodiversité résultant de l’extension des activités humaines, ne risque-t-elle pas d’altérer les grands processus fonctionnels des écosystèmes ?



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:18:03   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le Monarque des papillons

Le monarque (danaus plexippus) est un papillon migrateur pouvant parcourir plusieurs milliers de km a une vitesse moyenne de 80 km/h.
De le famille des lépidoptères, ce papillon vit en majorité dans la région des grands lacs aux Etats-Unis et au Canada, pour émigrer au Mexique dès le mois de Novembre. 360 millions de spécimens se retrouvent dans la région montagneuse du Michoacan, espace ne représentant qu’une 10ène d’hectares.
A plus de 3000 mètres d’altitude, par une température moyenne d’environ 9 degrés, le monarque passe l’essentiel de l’hiver, saison pendant laquelle il va se reproduire.
L’homme qui abat des dizaines d’arbres est une menace pour ce papillon.
Très nombreux sur les hauteurs du Mexique, l’espèce est quand même menacée : l’affluence incontrôlée des touristes a gravement perturbé la vie de ce beau lépidoptère.
Depuis 1986, l’état Mexicain s’est d’ailleurs mobilisé avec force pour protéger les différents sanctuaires : il y a peu de temps, l’armé payait même des soldats pour faire respecter la tranquillité des réserves. Aujourd’hui si vous écrasez par mégarde ou si vous capturez un monarque il vous en coûtera une amende de 200 francs.
Un autre danger plus inquiétant menace le monarque : l’extension au Mexique du commerce du bois et de la résine de pin qui réduit de plus en plus les espaces protégés…et malheureusement l’Etat peut difficilement lutter contre les bûcherons qui détiennent 95% des terrains forestiers du Michoacan. C’est pour cette raison que la Fondation nationale pour la science et le Fonds mondial pour la nature, ( WWF) ont décidé de partir en guerre.
D’autre part, le Monarque voisine avec des champs de mais transgénique produisant une toxine qui empoisonne le papillon . Il a été récemment démontré par des entomologistes que la perte des larves du Monarque pouvait atteindre 50% ; quant aux monarques survivants, la plupart sont fragilisés…Une raison de plus pour lutter contre ces fameux OGM !

« Attirez les papillons dans votre jardin », il est paru aux éditions Eveil,
« guide des papillons d’Europe et d’Afrique du nord » Editions Delachaux et Niestlé.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:20:30   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

L'Ara rouge ou (Ara macao)

Les plus connus sont l'ara Macao : corps rouge, ailes jaunes, rouges, vertes, et l'ara ararauna. Leur taille
varie de 45 cm à 1m de long.
Les aras vivent dans les forêts d'Amérique du sud où ils se nourrissent de fruits et de noix. Leur bec peu venir à
bout des noix les plus dures et leur sert de troisième patte.
En effet ils peuvent rester accrochés uniquement par leur bec pendant plusieurs minutes.

L'ara est aussi pour les indiens un animal de compagnie, comme chez nous le chat ou le chien, et nombreux sont les jeunes enfants qui en possèdent.
Les aras sont appréciés des indiens d'Amérique du sud, comme gibier bien sûr, mais aussi pour leurs magnifiques plumes leur permettant de confectionner des coiffures de fête.

Des milliers d'aras furent capturés ces dernières années pour être vendus aux zoos et aux particuliers.

Aujourd'hui certains pays comme le Brésil, limitent ce trafic.

Couleurs visibles lors des vols quotidiens entre les lieux de repos et les sites de nourrissage. Fréquents dans les bois ouverts, les arbres des lisières et les régions ouvertes avec de grands arbres epars. Les couples restent unis et les bandes sont composées de paires ou de groupes familiaux. Régime : fruits divers, noix et graines. Devient rare dans les régions habitées du fait des captures pour la cage. Silencieux quand il se nourrit, mais émet des cris durs en vol et des hurlements lorsqu’il est inquiet.
Nid : cavité dans les troncs d’arbres
Vit du Mexique eu Brésil et à la Bolivie.
Famille des Psittacidae, longueur 85 cm

L’ara rouge également appelé ara macao est un oiseau appartenant à la famille des psittacidés : littéralement « qui répète les choses sans les comprendre »
Présent principalement en Amérique du sud, l’ara rouge est menacé par la réduction de son habitat et par la chasse
En 4 ans, plus de deux millions de perroquets ont été vendus, toujours plus ou moins légalement. Certains spécimens d’ara peuvent se vendre jusqu’à 240 000 F. Certains sites internets douteux commercialisent d’ailleurs plusieurs espèces de perroquets. Cet oiseau est a tort considéré comme un animal domestique…, Certes, l'ara est un magnifique oiseau d'ornement, mais lui, qu'en pense-t-il ?


En plus des menaces qui pèsent sur lui comme la chasse et le braconnage, l’ara rouge a du mal a s’adapter à la transformation de son environnement. L’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la nature) propose depuis le mois de mai dernier, un plan d’actions pour sauver les perroquets les plus menacés (94 en tout). On dépêche d’ailleurs dans les zones les plus sensibles un personnel techniquement et juridiquement habilité à enrayé le fléau. Ces mesures demandent des moyens importants pour payer d’une part le personnel, les équipements nécessaires, ainsi que les réseaux d’informateurs qui s’infiltrent parmi les braconniers.
Nous vous invitions à retrouver ce superbe oiseau dans « Animaux en Danger ».



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:22:58   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

La Chouette des terriers

La chouette des terriers, vieille de 15 millions d’années est une espèce très particulière de chouette menacées d’extinction. C’est au Canada et aux Etats-Unis qu’on trouve la plus grande concentration de chouettes des terriers. Autrefois, elle vivait dans des paysages ouverts, tels que les prairies, les pampas ou les déserts . Elle est obligée aujourd’hui d’habiter sur des terres cultivées, des parcours de golf, près des habitations ou des aéroports. Heureusement, elle s’adapte presque à n’importe quelle situation. Le bruit, par exemple ne la dérange pas puisque, d’ou son nom, la chouette s’enfouit dans des galeries souterraines. Malheureusement, ces terriers sont vus d’un mauvais œil par les éleveurs qui ont peur que leur bétail s’y enfonce. Autrefois, la chouette mangeait beaucoup de chiens de prairies, et comme ils ont tous été exterminés, elle se contente aujourd’hui de serpents, de petits rongeurs et de quelques lézards. C’est entre autre pour cette raison que le nombre de chouettes des terriers a beaucoup diminué en Amérique du Nord au 19eme siècle. Un peu plus tard son nombre a miraculeusement a nouveau augmente, mais aujourd’hui l’empoisonnement quasi systématique des rongeurs nuit à nouveau à la chouette.

En France, une cousine de la chouette des terriers, la chouette chevêche, est aussi menacée d’extinction. En haute-loire par exemple la chouette n’a presque plus d’espace pour nidifier, et c’est l’homme qui doit l’aider a se reproduire. Du cote du Puy en Velay la chouette chevêche bénéficie d’une attention toute particulière : en 1999 une opération de protection de l’espèce a été lancée par le conseil général de la haute-loire et la LPO auvergne .Certains vieux pommiers feront l’objet de taille de rajeunissement ou de restauration de cavités pour permettre la nidification de la chouette chevêche.

Aujourd’hui on compte 50 sites équipes de nichoirs prêts a accueillir les couples chasses de leur habitat naturel.
Un petit partout des exemples de ce type commence heureusement a se multiplier.

La chouette effrai / Editions Delachaux et Niestlé
Les chouettes et les hiboux / Editions Payot Lausanne.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:24:28   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

La Grue du Japon

Cousin éloigné du héron de nos campagnes, la grue du Japon est une des
espèces les plus menacées de la planète.
De la famille des "Gruidae", cet oiseau majestueux de l’île d'Hokkaido a failli totalement disparaître au début de notre siècle.
La grue du Japon, symbole de paix, de bonheur et de fidélité était longtemps un met très prisé de l'aristocratie. Lorsque les privilèges de cette classe sociale sont tombés, elle fut chassée à tout va: En 1929, seuls 20 spécimens vivaient encore à Hokkaido.
Ce très grand oiseau se distingue par ses danses nuptiales et sa voix puissante qui lui permettent de marquer son territoire. Pour se reproduire, un couple de grues a besoin d'un minimum de 2 km2. Au Japon, le développement économique accélère la destruction de l'habitat naturel. Malheureusement, les parcs qui sont là pour protéger les animaux connaissent une urbanisation qui va de paire avec l'augmentation de leur fréquentation touristique. La grue du Japon comme tant d'autres espèces animales se trouve donc directement menacée par l’homme.

Actuellement plusieurs programmes de préservation de l’espèce sont en cours. Il faut compter plusieurs millions de francs pour de telles opérations, mais les bénéfices qu'elles peuvent générer se chiffrent en centaines de millions de francs. Plus les populations sont sensibilisées plus elles sont prêtes à se mobiliser. Chacun peut à sa manière faire un geste pour la sauvegarde de la grue et de son habitat naturel : le recyclage et l’élimination des produits toxiques et pesticides sont par exemple des actes essentiels.

L'exportation de spécimens en captivité représente au moins l'assurance que la grue du Japon continue à vivre, ici ou ailleurs: En 1992 le zoo de Kobe a offert au parc de Woodland (USA) un couple de grues du Japon. Ces 2 spécimens (pouvant vivre jusqu’à 25 ans en captivité) seront peut-être à l'origine d'une nouvelle génération.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:27:29   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le Lion de mer

Le lion de mer est une grosse otarie, pouvant peser jusqu’à une tonne. On le trouve principalement sur la côte pacifique, de l’île de Vancouver au Canada jusqu'au Mexique et les îles Galapagos. En Californie, on compte 145000 spécimens de lions de mer, nombre actuellement en net déclin. Ils sont heureusement protégés depuis 1940 dans ce pays.

Les principales menaces qui pèsent sur le lion de mer sont le braconnage, la chasse et la pollution…L’espèce a d’ailleurs été classée « vulnérable » par l’UICN, ce qui signifie qu’elle est exposée a un haut risque d’extinction.
Les massacres d’otaries au tournant des années 1900 ont été d’une ampleur sans précédent.

Aujourd’hui, le problème crucial est la compétition entre la pêche et l’alimentation de ces pinnipèdes. Le lion de mer détruit fréquemment les filets de pêche. De 1983 a 1988, 2000 a 4000 lions de mer ont été tués par les pêcheurs.
Victimes de la pollution par les hydrocarbures (mécaniques et chimiques) , la mortalité des jeunes spécimens dépasse 60% la première année. Lors des trop nombreuses marrées noires, les otaries sont recouvertes de pétrole. Celles-ci ont besoin d’une fourrure propre pour maintenir leur isothermie ; l’agglomération des poils avec du sable diminue leur résistance au froid. De nombreux pinnipèdes meurent alors au large, plusieurs semaines après les marrées noires.
Quelques association comme la Fondation Brigitte Bardot se sont d’ailleurs sensibilisées au problème.
Le lion de mer est souvent considéré comme une bête de cirque et utilisé à ce titre dans beaucoup de spectacles.
Son intelligence et sa faculté a plonger a plus de 250 mètres font de lui un collaborateur hors pair pour certains services armés.
La marine américaine aurait même utilisé des lions de mer pour retrouver une bombe atomique perdue au large des cotes espagnoles…

Références livres :
Guide des otaries, Phoques et siréniens / Editions Delachaux et Niestlé
Le grand livre des animaux / Editions Solar.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:42:14   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

L'Oryx, un conte a l'oriental

De la famille des bovidés, cette grosse antilope aujourd’hui quasi miraculée a la robe blanche et aux longues cornes a longtemps intrigué et nourri des mythes comme celui de la licorne.
Traditionnellement l'Oryx d'Arabie Saoudite était pour les Bédouins un symbole de force,
d'endurance et de bravoure: le tuer était un vrai défi pour les chasseurs. Vivant au beau milieu du pays de l'or noir, l'Oryx comme d'autres espèces de la région a fait les frais de l'industrialisation et de la modernisation. L'extraction du pétrole a en effet attire de
nombreuses compagnies industrielles qui occupaient leurs employés avec de cruelles parties de chasse. Autruches, gazelles guépards et Oryx disparaissent alors a vitesse grand V. En 1962 une organisation alors toute jeune, le WWF, collabore à une opération de sauvetage baptisée Oryx.

La captivité qui a permis a cette race de ne pas s’éteindre. Il a fallu dans un premier
temps capturer 2 mâles et 1 femelle pour les envoyer au zoo de Phoenix en Arizona. Rapidement ces 3 spécimens ont été rejoints par une autre femelle du zoo de Londres, et
5 autres Oryx en provenance du Koweït et d'Arabie Saoudite. Nous sommes en 1962 et ces 9 Oryx vont engendrer le troupeau mondial et permettre la survie de l’espèce. Ce nouveau cheptel est ensuite géré globalement pour planifier les croisements et réduire ainsi les risques de consanguinité.
Aujourd'hui, plus de 2000 descendants vivent en captivité dans 1 trentaine de parcs zoologiques. Il y a 20 ans, lorsque cette population s'est stabilisée, on a procédé a la réintroduction de l'Oryx dans son milieu d'origine. Aujourd'hui plus de 200 Oryx vivent librement sur le plateau de Jiddat-al-Harrasis.

La multiplication de l'Oryx semble encourager une nouvelle forme de braconnage. L'Oryx est a nouveau chassé clandestinement et revendu illégalement a des zoos complices de ce trafic. Mais les autorités se battent et le braconnage est
sévèrement puni.
Autre raison d’espérer : la création de programmes ambitieux de sauvegarde et de restauration de la faune et la flore par le gouvernement saoudien.

Le musée canadien de la nature vous permet par ce biais de vous familiariser avec différents projets scientifiques destines a la protection des espèces menacées, comme notre ami l'Oryx.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:43:38   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le Pingouin de Nouvelle-Zélande

Drôle et mystérieux, le pingouin a toujours suscité beaucoup d'interrogation dans l'esprit de l'homme.
Le Pingouin du Fiordland, appelé aussi "Gorfou". est l’une des espèces les plus menacées de la Nouvelle Zélande. Il est la proie de nombreux prédateurs que l'homme a importé. Dégradation de l'habitat naturel et pêche intensive sont autant de facteurs qui ont réduit sa population. Il reste environ 6000 Gorfous aujourd'hui en Nouvelle Zélande.

Ce pingouin se nourrit de poisson, calamars et crustacés. Lorsqu’il plonge pour chercher sa nourriture, ses ailes qui ressemblent à des nageoires lui servent à voler dans les profondeurs.

Ce Pingouin de la famille des Alcidés est malheureusement devenu de plus en plus vulnérable.
Il y a des années, les colons ont introduit des spécimens qui ont mis la vie de l’oiseau en danger. Parmi ceux-ci, le furet qui fut importé sur l’île en 1880 pour enrayer la prolifération des lapins...Malheureusement, ce mustélidé varie son alimentation et s'attaque aux Pingouins. En une seule nuit, un furet peut tuer jusqu’à 12 pingouins et il est difficile de mettre fin à ce carnage puisque les 2 espèces vivent ensembles dans des zones difficiles d’accès.
Pour le reste, beaucoup d’initiatives sont aujourd'hui en cours pour protéger les pingouins. En Nouvelle Zélande, cette espèce est au centre des préoccupations d'un groupe d’écologistes volontaires. Chaque jour, ils protègent ou reboisent des espaces détruits par l'homme.
L'homme dans sa course au développement économique, se rend responsable de beaucoup de dégâts envers la faune et la flore: Récemment en Afrique du Sud, on a du procéder a l’évacuation de 56 000 manchots menaces par une marée noire.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:45:18   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Le dernier voyage des Saumons sauvages

Le saumon du Pacifique effectue un long et rude parcours pour se reproduire en eau douce dans des espaces appelés frayères.
Depuis déjà au moins 100 ans beaucoup d’aménagements comme les barrages bloquent l’accès de ces fameux lieux de reproduction.
Le taux de mortalité dû au passage des jeunes saumons dans les turbines hydro-electriques atteint 35% lorsqu’ils veulent regagner l’Océan.
De plus, la pollution des rivières détruit un peu plus chaque jour les frayères restantes . Ce beau poisson se bat depuis des siècles pour accomplir son rituel immuable, ce sacrifice fou qui lui fait remonter les rivières



Indispensable a l’équilibre des cours d’eau, c’est en migrant que le saumon accomplit un acte de reproduction mais enrichira par ailleurs les éco-systèmes d’eau douce en nutriments marins lorsqu’il mourra.
Malheureusement aujourd’hui, a cause entre autre de la pêche intensive, en moyenne 1 saumon sur 20 réussit a boucler son cycle de vie. Les 19 autres privent les rivières de leurs matières organiques et d’éléments nutritifs comme l’azote et le phosphore. Ces éléments d’origines marines servent a nourrir d’autres espèces (au moins 22) comme l’Ours Grizzly mais aussi les tacons.
Ces jeunes saumons se nourrissent essentiellement de cadavres d’adultes morts, c’est pour eux la seule façon de subsister pour retourner vers l’Océan. La mort des Saumons adultes après la ponte est donc vitale pour la survie de l’espèce.


En France, précisément dans les fleuves la Loire et l’Allier : il ne reste que quelques centaines de Saumons.
Heureusement beaucoup d’associations se battent pour la survie de l’espèce :


Association internationale de défense su saumon atlantique (AIDSA) -
Institut océanographique -
195, rue St Jacques – 75005 PARIS



Association de protection du saumon (APS) -
Chemin des Coustilles – 63340 Le Breuil-sur-Couze – tél. dom : 04 73 7161 59/
tél : 04 73 71 67 41



Syndicat mixte d’aménagement touristique du Haut-Allier (SMAT) – Maître d’ouvrage de la salmoniculture de Chanteuges – 42, avenue Victor Hugo – 43300 Langeac.



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vanille300
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   Posté le 30-12-2006 à 22:48:10   Voir le profil de vanille300 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vanille300   

Les derniers Singes de Cuc Phong

Au cours de la guerre du Vietnam, les américains ont détruit 2 millions d’hectares de forêts avec les bombes, le napalm et les herbicides. De la forêt tropicale qui couvrait les 2/3 du territoire il ne reste aujourd’hui qu’1/10. La fin de la guerre n’a d’ailleurs pas stoppé le terrible processus de dévastation du milieu naturel. A cause du déboisement et du braconnage, la liste des espèces menacées de disparition ne fait que s’allonger.

10 % des espèces d’animaux d’oiseaux et de poissons spécifiques du monde se trouvent au Vietnam, ainsi que 40 % des espèces végétales. Economiquement, l’exploitation de ces ressources de biodiversité rapporte chaque année environ 2 millions de dollars. Néanmoins on constate cette triste réalité : les étendues forestières se rétrécissent comme une peau de chagrin, l’exploitation massive des produits marins et l’introduction de nouvelles variétés végétale conduisent au déséquilibre de l’écosystème et menacent directement 28% des espèces animales.

A Cuc phong, plus vieille réserve du Vietnam on soigne actuellement 14 espèces de singes menacées dont une variété que l’on croyait complètement disparue.
Un premier groupe de sujets est conditionné dans le Parc afin de les relâcher ensuite en forêt. Mais le braconnage les menace.

Le gouvernement vietnamien a décidé il y a 5 ans de protéger la biodiversité qui fait la richesse du pays. Un plan d’action de 1995 a permis l’édition du livre rouge du Vietnam qui répertorie 300 espèces animales en voie d’extinction.:
L’exploitation excessive des forêts ; La chasse inconsidérée des animaux sauvages, Le défrichage des terres agricoles font parties des nombreuses causes de ces disparitions.


Face a ces fléaux, le plan d’action pour la conservation de la biodiversité au Vietnam a défini plusieurs tâches prioritaires.
La première consiste à délimiter et gérer des réserves nationales comme celles de Cuc Phong. La deuxième vise à édifier les zoos de Hanoi et Ho-Chi-Minh ville en centre d’éducation sur l’environnement et en faire de vrais refuges pour animaux en danger.

Enfin, pour reconstituer l’habitat naturel d’espèces comme le Langur, le plan d’actions prévoit la plantation de forêts de protection qui pourraient abriter de nouveaux spécimens.
Par ailleurs, il semblerait que les autorités soient conscientes de la menace qui pèse sur la faune et sur la flore du Vietnam.
L’association Talis propose actuellement une pétition mondiale pour l’interdiction du commerce de la fourrure.
Association Talis – 8, rue des Morillons - 75015 Paris – 01 56 56 62 70
ure. Association Talis – 8, rue des Morillons - 75015 Paris – 01 56 56 62 70.



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