| | Martine | | Modératrice |  |
| Posté le 15-06-2006 à 20:08:14
| Le pet Un pet mal contrôlé peut ruiner une vie Sauf dans les lieux daisance, il nous est interdit ! Imaginez un peu : vous pétez à la messe : Il faut absolument saccuser à confesse ! Davoir ainsi troublé cette cérémonie Qui ne peut supporter que le blanc des surplis ! Vous pétez au bureau ? Alors il faut veiller Avec grande attention à lair renouvelé ! Pour ôter les poisons et toute pestilence, Vaporisez bien vite un doux parfum dambiance ! Péter un peu au lit, ce nest pas interdit, Mais on ne peut le faire avec nimporte qui ! Il est de gros bougons dont le fier odorat Décèle illico les parfums scélérats Quun pet incontinent laisse flotter souvent, Quon ne peut supprimer quen étant sous le vent ! Vous pensez quun long pet est une forfaiture ? Si vous le modulez, bien assis en voiture En soulevant parfois la fesse, pour changer Les bruits que fait le vent que vous vous extorquez, Vous pouvez obtenir des mélodies subtiles Qui aux yeux des chercheurs de sons sont bien utiles ! Nhésitez pas alors à les enregistrer Pour, peut-être, un beau jour, trouver célébrité ! Il est des pets mondains qui se veulent discrets Mais laissent derrière eux lambiance parfumée De mainte porcherie, qui, même bien tenue Recèle des relents qui manquent de vertu ! De ces pets impromptus et qui vous assassinent Quon affuble, chez nous, du doux nom de « bessine » On ne peut alléguer quils viennent du voisin Et tourner les talons comme ça, mine de rien ! Un parfum très puissant nous suit et nous dénonce Au courroux général, et bien des nez se froncent Quand, passant auprès deux, on laisse séchapper Quelques relents dégouts aux vapeurs sulfurées
Et ces pets triomphants qui ébranlent les trônes De ces rois satisfaits qui, par ces bruits, couronnent Un repas trop copieux où ils ont abusé De vaillants haricots quon nomme flageolets, Oui, ces pets triomphants sortis des culs augustes Ne sont pas plus glorieux que ceux que lon déguste Quand, assis sur le trône en un beau cabinet, On se donne la joie de péter en secret ! Péter en compagnie, demande de létude Il ne faut pas non plus en faire une habitude Et croire que lon peut péter impunément Devant de bons amis qui soffusquent souvent ! Une femme qui pète est mal considérée Et loreille à lentendre est souvent sidérée Comme si de ce cul quon adore et adule Il ne devrait sortir que de divines bulles ! On peut gâcher ainsi dintimes relations Par un pet impromptu qui sort du cotillon ! Et il faut bien du temps et de lintimité Pour se donner, au lit, le plaisir de péter ! Parlons un peu des sons et des modulations Que le pet bien conduit offre à nos émotions ! Lesthétisme du pet na pas été chanté Je my efforce ici, pour enfin lhonorer ! Il est des pets fameux qui partent en trompette Ceux qui sortent soudain alors que lon sapprête A monter à cheval, et quécartant les cuisses On permet à ce pet de sesbigner en suisse ! Il est des pets flûtés qui sortent, séternisent Et font à tous leffet dune petite brise Légère et court vêtue, agréable à louïe Et qui ne choquent pal loreille de Louis. Pas plus que les tympans de la chaste Louise Puisquon appelle ainsi ce pet qui séternise ! Il est un pet discret que lon nomme une perle Qui ne rappelle pas le chant aigu du merle, Mais qui survient parfois à un petit effort Qui ne sattarde pas, et part vite au dehors. Ces pets-là sont parfaits pour celui qui sennuie Et qui seul au logis entend tomber la pluie ! Il est des pets foireux qui nous couvrent de honte, Que lon ne peut nier, et qui du doigt nous montrent Quand, au pantalon blanc, on voit une auréole Où que la jupe à fleur a sali sa corolle ! Et le pet quon enflamme, y avez-vous songé ? Ce pet de collégiens dont les yeux révulsés Voient, de leur postérieur jaillir lenfer de Dante, Et rôtissent leurs poils dune main imprudente ! Joseph Pujol, jadis, au temps du Moulin Rouge Où samusait Lautrec, autant que dans les bouges, Savait avec ses pets faire venir à lui Toute la société, des plus grands aux petits ! Il emmagasinait, tout comme une baudruche De lair qui, mélodieux, évoquait sans embûches Les plus beaux instruments : la flûte, le tambour, Contrebasse ou violon
En ses plus beaux atours, Cet ancien boulanger, un enfant de Marseille Venait au cabaret expulser ses merveilles Vêtu dun habit rouge à la culotte noire En satin, découpée à lendroit de lhistoire, Et qui lui permettait déteindre les bougies A trente centimètres, et de jour, et de nuit ! Qui a pu faire mieux que ce sublime artiste ? A moins, quà limiter, vous vous mettiez en piste !
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| | vanille300 | | Administratrice |
| Posté le 15-06-2006 à 20:10:38
| Oui, ces pets triomphants sortis des culs augustes Ne sont pas plus glorieux que ceux que lon déguste Quand, assis sur le trône en un beau cabinet, On se donne la joie de péter en secret ! ce ptit euh couplet non ya un autre nom euh bref c'est mon préfére
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| | ppa |  |
| Posté le 16-06-2006 à 12:22:16
| Un pti retour à caca-pipi ce matin, on pourrait jouer au docteur aussi
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