| | Steph |  |
| Posté le 08-01-2007 à 12:34:11
| Le souffle court, un genou à terre, Je n'arrivais plus à respirer on nous attaquait par les airs Le repli ordonné bien qu'il fut déjà trop tard, Nous savions déjà que ça se finirait ce soir ... Trois heures auparavant nous gambadions encore comme des mômes, A parier aux courses ou s'entrainer au jeu de paume, L'appel fut, il résonna dans nos entrailles On se tut, il faut se rendre à la bataille... Chaque homme en âge était tenu de se mobiliser, Malgré les préjugés et toutes les autres infirmités, Tous unis, adieux les différences, Aux abris, c'est là que tout commence .... A peine avancés, les balles fusaient (de) part et d'autre, Nos rangs éclatés, s'éparpillaient parmi les nôtres. Instant de répit, cinq camarades vinrent à tomber, Instant de dépit, la haine vient à m'animer... Les mains pleines de sang ainsi que dans les yeux injectés, Ne voyant plus rien, serais-je atteint de cécité ? Empli de rage, avais-je des illères ? Je serais sans partage, je n'en ai que faire ... Devant moi, de cadavres le sol est jonché, De mes frères, de ceux qui faisaient cette armée, Aucune échappatoire, l'ennemi nous fait face, Sempiternels déboires, la scène me dépasse. Sur le sol, une grenade ramassée, Un instant, dégoupillée et puis lancée, Le carnage ne fait, que commencer, Seul lépuisement aura raison de moi dans cette tuerie insensée
Efforts vain, la panique est semée ici bas Se lancer au combat ou mourir sous horde de pas Insatiables, assoiffés par leur propre sang, Intenables, sonna la charge des résistants. Linsurrection massive prit de lampleur et son envol Parmi la fourmilière humaine la cohésion dégringole, Plus aucune règle sur terre ne peut arrêter cette folie Une effusion dhémoglobine telle était cette nuit. Droit devant, le regard livide. Pourtant tous humains, pourquoi ces pulsions morbides ? La peur et la confusion se lit sur tous les visages, La promesse de jours meilleurs nétait quun bien pauvre mirage
Les uns après les autres vers le même lieu ils se dirigeaient, Menés par un seul être vers le paradis ils allaient Ennemis dun soir, collègues déternité, Il est trop tard, cest le prix à payer
Trop de pertes lordre du repli venait dêtre donné A quoi bon, cette fin était déjà programmée Au final nous ne sommes, rien dautre que des pions Serviles et remplaçables, soumis à la corruption
Agonisant de fatigue sur le champ de bataille Des survivants étaient là laissant paraitre leurs entrailles. Un sifflement lointain, se faisait entendre, Pour nous cétait la fin, la fin des comptes à rendre
Une ogive fut larguée depuis le ciel rédemptoire, Quel accueil mitigé pour les survivants des déboires. Cette terre est souillée mais elle offre une échappatoire La traversée du Styx, la fin dun cauchemar
PS : c'est un écrit plutôt fait pour être chanté sur un air musical répétitif, la longueur des vers modulables à la voix selon le rythme ^^
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| | coccinelle | | Modératrice |  |
| Posté le 08-01-2007 à 13:11:27
| J'aime beaucoup !
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| | vanille300 | | Administratrice |
| Posté le 08-01-2007 à 19:05:55
| Comme d'hab, j'aime beaucoup, tes textes me transporte
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| | vanille300 | | Administratrice |
| Posté le 03-02-2007 à 12:03:07
| Up
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